Dissuer huile de Palme - Le Musée de la Lavande - CoustelletDepuis 2008, Le Château du Bois utilise de l’huile de palme issue de l’agriculture biologique et de production durable RSPO pour la fabrication de ces savons. Nous sommes contre la disparition des forêts tropicales et équatoriales, et nous sommes contre l’abandon d’une culture et des usages ancestraux d’un produit. L’huile de palme serait-elle condamnée à disparaitre car l’homme ne sait pas être raisonnable…

Le Musée de la Lavande : Dossier huile de Palmecette idée nous fait peur, car elle nous rappelle trop notre situation avec la lavande fine de population. En effet, à la fin des années 1970, la lavande fine a bien failli disparaitre au profit de produits industriels synthétiques, mais surtout effacée par les lavandes hybrides (lavandin) ou clonales (maillette, matherone.). Le problème, c’est qu’à force d’éliminer des productions utiles pour l’homme et la nature, on fait disparaitre un savoir faire, on enlève du travail à des populations, on s’oppose à la biodiversité. Ce dossier est brûlant car aujourd’hui le marketing a pris le problème en main, et crée des logos à tout va « sans huile de palme » à l’identique de « sans OGM » … Alors soyez avertis et choisissez en toute conscience !!!


DES SAVONS A L’HUILE DE PALME ?
Oui, car c’est une huile vertueuse et que la cosmétique l’a toujours utilisée, et bien avant l’agroalimentaire et les nouvelles industries !
L’’huile de palme est extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile. Sa teinte jaune orangée ne doit rien au hasard : c’est le produit végétal le plus riche en bêta-carotène. Riche en insaponifiables, en acides gras saturés et mono-insaturés, l’huile de palme possède des propriétés régénérantes et protectrices. Malheureusement ses vertus ont entraîné sa surexploitation …et plusieurs gros problèmes.

Cosmétiques et déforestation
Hydratante et idéale pour apaiser les rougeurs sur la peau, l’huile de palme est un ingrédient phare de l’industrie cosmétique, y compris dans les produits bios. Mais on la trouve aussi dans les produits pharmaceutiques et les produits alimentaires. Après l’huile de soja, c’est la plus produite au monde. Au final elle est présente dans un produit sur dix (gâteaux, sucreries, soupes, plats congelés, margarine …) ! Un paquet de chips sur deux et une viennoiserie sur deux, en contiennent !
Dernièrement, de nouveaux usages de l’huile de palme sont encore apparus, comme les biocarburants, les centrales électriques alimentées à l’huile de palme ou encore le remplacement des gras trans dans les plats (New York vient d’interdire les gras trans dans les restaurants afin de lutter contre l’obésité)…
Le problème est que pour faire face à la demande explosive (multipliée par six en 20 ans, avec un boom depuis la crise de la « vache folle »), les deux premiers producteurs, l’Indonésie et la Malaisie, multiplient les palmeraies…au détriment de leurs forêts tropicales. Mais d’autres pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Bornéo ou la Colombie veulent aussi leur part du gâteau. Ah, il est loin le temps ou l’huile de palme était exclusivement cultivée en Afrique !
Conséquence : les palmeraies poussent comme des champignons. Mais peut-on blâmer ces pays en développement de vouloir profiter d’une filière économique si rentable ? Le problème est que les forêts maigrissent à vue d’œil. Des millions d’hectares disparaissent chaque année et aujourd’hui les forêts des principaux pays producteurs ont été détruites à plus de 90%, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes…
Disparition programmée des orangs-outans
Tout d’abord à l’heure où l’on ne peut plus mener une conversation sans évoquer le changement climatique, la thématique de la déforestation n’est pas vraiment écologiquement correcte : selon Greenpeace, la destruction des tourbières* indonésiennes contribue à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
Vous vous voulez un effet plus concret ? Chaque année, les 5000 orangs-outans de Bornéo et de Sumatra auront disparu en 2020. Les rhinocéros de Sumatra, les éléphants et les tigres d’Asie sont également sur la sellette…
Çà bouge…
Créée il y a quelques années, la Table ronde pour l’huile de palme de production durable (RSPO) voit enfin ses efforts récompensés. Les premières plantations de palmiers à huile d’Indonésie et de Malaisie certifiées durables viennent d’être reconnues. Aujourd’hui plus de 250 membres sont engagés dans ce collectif, dont certaines sociétés cosmétiques. Le RSPO espère certifier 800000 tonnes par an. Une goutte d’eau dans l’océan des 30 millions de tonnes produites chaque année…mais un début qui ne demande qu’à s’amplifier.

Le Château du Bois a toujours recherché les meilleures matières premières, et l’huile de palme issue de l’agriculture biologique est une matière première extraordinaire pour notre peau. Alors que doit-on faire la délaisser pour une autre huile moins vertueuse et qui connait ou connaitra le même succès et ses dérives ? Ou doit-on continuer à soutenir la production durable de l’huile de palme ?

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