La coupe était autrefois entièrement réalisée à la faucille. Elle se pratiquait chaque été dans les "baïassières", c’est-à-dire les endroits où poussaient spontanément les "baïasses", nom provençal donné aux pieds de lavande.
La vente de la lavande constituait un revenu en argent frais plus intéressant par rapport aux cultures traditionnelles (blé, pomme de terre…). De là le proverbe "bonne baïassière vaut mieux que champ de blé".
La coupe, à la faucille, fut d’abord principalement affaire de femmes. Les lavandes étaient entassées dans leur tablier. La fleur était payée par le distillateur ou le courtier "au tablier".
C’était "la cueillette à temps perdu".
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