Le Musée de la lavande

La philosophie d’un lieu exceptionnel voué à la lavande fine

Un patrimoine, une aventure en devenir

Depuis 1991, le Musée de la Lavande vous accueille à Coustellet au cœur du Parc Naturel Régional du Luberon. Nous avons créé pour vous accueillir dans les meilleures conditions, un lieu entièrement dédié à la lavande fine, afin de vous faire comprendre les enjeux de cette culture, son histoire, ses vertus, ses qualités, son avenir.
Georges Lincelé fondateur du Musée de la lavande a voulu redonner toute sa valeur à la lavande fine, symbole de la Provence. Véritable prolongement de l’exploitation lavandicole, le musée se présente comme un mas traditionnel du Luberon, chaque détail y est soigné. Cet écrin accueille 50 000 visiteurs par an de toutes origines.
C’est un espace qui évolue constamment, chaque année apportant son lot de nouveautés ou d’innovations. Nous vous proposons une immersion dans l’univers de la Lavande Fine, une visite inattendue, vivante, instructive et ludique : Films, collections uniques, animations…

L’accueil
2 documentaires vous feront découvrir les travaux agricoles de coupe, de distillation et de plantation de la lavande fine.

Vous bénéficierez d’audio-guides très simples à utiliser en 10 langues, cette technique de guidage laisse la liberté à chaque visiteur de découvrir à son rythme la botanique, l’histoire, la tradition, l’agriculture de la lavande fine. L’audio-guide reste un outil agréable, mais ne laisse pas le visiteur sans un accueil professionnel et chaleureux de la part de toute l’équipe du Musée. En effet chaque membre du Musée, hôtesses ou guides, explique avec le plus grand plaisir (brins à l’appui !) la différence entre la lavande fine et le lavandin.

Dans une grande salle de projection confortable avec 64 places assises, le visiteur suit le spectacle de la coupe mécanique pratiquée par les tracteurs Clier (entreprise Clier situé à Malaucène), le ramassage et la distillation de la lavande fine effectuée sur le domaine lavandicole « Le Château du Bois » situé à Lagarde d’Apt (à 1100 mètres d’altitude), propriété de la famille Lincelé. Durée: 10 mn.

Le Musée de la lavande diffuse également un documentaire inattendu sur la plantation de la lavande fine en HD. En effet chaque année en mars, la famille Lincelé ramasse dans ses propres pépinières environ 170.000 plants ( plus de 17.000 plants de lavande fine plantés à l’hectare) pour renouveler 10 hectares de champs de lavande sur les 80 hectares de production. Durée: 4mn. Ces deux documentaires permettent au visiteur de comprendre la culture lavandicole et de percevoir l’environnement protégé dans lequel nos lavandes sont produites.

Les collections

Les alambics

La collection d’alambics a été réunie pendant plus de 20 ans par Georges Lincelé. Ses recherches se sont portées sur la région productrice de lavande fine (le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, la Drôme). Venez découvrir la plus importante collection d’alambics à lavande en cuivre rouge du 16 ème siècle à nos jours et les 3 techniques de distillation. Venez découvrir les objets, souvent ingénieux ou insolites qui faisaient partie du quotidien du Lavandiculteur.

Alambic à feu nu

old potCe fut le premier procédé de distillation. Les alambics les plus anciens visibles dans le Musée datent de 1626 et 1670, ils viennent de la région de Lambruisse (04). Nous avons aussi des alambics à feu nu basculant comme celui d’Allons (04) qui était municipal. Tous ces alambics sont en cuivre, façonnés à la main : ce sont des pièces uniques. A cette époque, les femmes avec les enfants allaient couper la lavande à la faucille dans la montagne. Il n’y avait pas encore de cultures, car celles-ci sont apparues au début du XXe siècle. Les hommes étaient alors chargés de la distillation.

Alambic à bain-marie

old pots blackIl s’agit d’une évolution importante dans les années 1920. En effet grâce au manomètre, la distillation se fait avec une pression et une température constantes. L’huile essentielle gagne ainsi en qualité et le distillateur en temps (de 2 h à moins de 1 h). Deux grands constructeurs pour ces alambics fabriqués en série : Prince de Marseille et Eysseric de Nyons. Le petit dans le Musée date de 1941 a une capacité de 80 kg de fleurs, le grand, date de 1944 avec une capacité de 250 kg de fleurs. Certains de ces alambics fonctionnent encore aujourd’hui, mais leur capacité reste faible.

Alambic à vapeur

Steam stillThese stills also have a pressure gaugeCe sont des alambics qui bénéficient du manomètre, mais surtout ils ont une chaudière qui fonctionne au départ avec de la paille (recyclage de la lavande distillée), du bois, du charbon. Cette chaudière va permettre de distiller plusieurs vases de fleurs en alternance. Le plus ancien que nous ayons date du début du siècle, il vient de St André les Alpes (04), il a été conçu par un montagnard qui avait commandé une chaudière exceptionnelle à l’usine Chappée au Mans (72). Le second est itinérant, il date de 1925, c’est un Girod-Cellier d’Aix-les-Bains.

Les flacons de parfum

Old flasks Perfume bottlesCette collection de flacons, dont les plus anciens datent du XVIe siècle, montre que les verres colorés ont été utilisés très tôt pour protéger les huiles essentielles de la lumière qui les détériore par oxydation. Il est évident qu’une huile essentielle authentique, comme tout produit de bonne qualité, est d’un prix assez élevé. S’il est trop bas, méfiez-vous : c’est souvent le signe d’une falsification.

Les étiquettes de parfum

Period labels Perfume bottlesEn examinant cette collection d’étiquettes, vous remarquerez que la plupart des adresses se situent à Grasse, dans les Alpes-Maritimes.
Grâce à leur savoir-faire développé au fil des générations, leur dynamisme, l’abondance des ressources locales en matières premières, comme la rose, le jasmin, la tubéreuse et la lavande, l’industrie de la parfumerie a fini par primer sur toutes les autres. La ville de Grasse est devenue ainsi la capitale internationale du parfum. Sur ces étiquettes, vous voyez la mention “ lavande des Alpes ”, ou le nom de localités connues pour leur production. La provenance de la fleur est en effet très importante, car elle détermine sa qualité olfactive. Autrefois, on recherchait d’abord le meilleur et non le moins cher. Heureusement, aujourd’hui on revient à ce souci de qualité.